Anglais scientifique: la conjugaison au «simple present»

J’ai remarqué que mon petit billet sur les temps de verbe, écrit en complément de mon livre, était l’un des plus populaires de la Plume scientifique. J’ai donc décidé d’écrire quelques billets sur la bonne utilisation des temps de verbe dans les écrits scientifiques en anglais pour compléter le livre et donner plus d’exemples. Commençons avec un des plus courants et des plus simples, le simple present.

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À méditer: s’arrêter d’écrire pour mieux écrire

The next time you’re working hard on a creative project or work assignment that requires intense focus and creative chops, try taking a five-minute daydreaming break every hour or so, and see how it affects your ideas and thinking. During this break, engage in a simple activity that will allow your mind to wander, like walking, doodling, or cleaning. Consider this your creative incubation period and see if you feel a renewed sense of creative energy when you get back to work.

Scott Barry Kaufman and Carolyn Gregoire, Wired to Create: Unraveling the Mysteries of the Creative Mind

Traiter l’écriture d’un article scientifique ou d’une thèse comme une entreprise de création nous permet de profiter de ce  que les spécialistes des neurosciences savent de la créativité et des comportements qui stimulent celle-ci.

Anglais scientifique: Les règles, le style et l’apostrophe

En principe, c’est simple. L’apostrophe anglaise a deux usages, indiquer la possession et marquer la contraction. Réglons tout de suite le cas de la contraction: en langage familier, it is devient it’s, I would devient I’d, I cannot devient I can’t, etc. Les écrits scientifiques s’écrivent habituellement dans une langue trop formelle pour les contractions alors à moins d’avoir une rare maîtrise du style, mieux vaut les éviter. Continuer la lecture de « Anglais scientifique: Les règles, le style et l’apostrophe »

Le Québec, l’Algérie et l’anglais scientifique

Mille mercis à l’Université Saad Dahlab de Blida qui m’a donné l’occasion de participer à son atelier sur la lecture et l’écriture d’articles scientifiques en anglais! Ce fut très éclairant de constater que des étudiants d’horizons différents, les Québécois que je côtoie tous les jours et les Algériens que je rencontrais pour la première fois, rencontrent les mêmes difficultés lorsqu’il s’agit d’écrire un article scientifique dans une langue qui n’est pas la leur. Les Québécois sont sans doute plus exposés à la culture américaine, mais cet anglais prépare bien mal à la tâche d’écrire un texte technique à un niveau professionnel. Au fond, tout le problème est là; la formation universitaire habituelle néglige un aspect crucial du développement des connaissances scientifiques, la communication des résultats de recherche.

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À quoi ressemble un contact avec un journal prédateur?

Je ne sais pas si cet exemple de sollicitation d’un article par un journal prédateur est représentatif… mais en dehors du vocabulaire dramatique, notez les signaux d’alerte: la promesse de publier n’importe quoi et surtout, en moins d’un mois. Aucun signe de révision par les pairs évidemment, parce que cette étape essentielle de la publication scientifique demande des semaines, voire des mois. Rappelez-vous, la publication scientifique n’est jamais rapide!

Avez-vous déjà entendu parler des journaux prédateurs?

Les scientifiques, on le sait, ont créé leur propre version de la loi de la jungle: publish or perish. Cette pression à publier peut causer une grande détresse chez les aspirants-chercheurs qui éprouvent des difficultés à publier leur travail et quand il y a de la détresse, il se trouve quelqu’un pour exploiter les personnes rendues vulnérables. C’est ici que les journaux prédateurs apparaissent. Il s’agit de faux journaux scientifiques qui se font passer pour des journaux «open access» légitimes et qui publieront n’importe quoi pour quelques centaines de dollars. Publier dans un de ces journaux peut être un désastre pour votre carrière.

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Ajout à la section Téléchargement

Je suis désolée de ne pas écrire davantage de billets depuis quelques semaines, je travaille sur un gros projet dont je vous reparlerai. En attendant, voici une nouvelle compilation de billets portant sur la rédaction de la section Discussion.

Visitez la section Téléchargement pour des compilations de billets portant sur toutes les sections de l’article scientifique.

Choisir ses mots dans un écrit scientifique

Dans un écrit scientifique, nous visons la précision. Mais quel degré de précision? Même parmi les scientifiques de votre domaine d’étude, il y a plusieurs audiences représentées par différentes revues savantes. Il y a d’abord les revues pointues, dont les articles se restreignent à explorer un sous-domaine spécifique d’une discipline. Ces articles s’adressent aux spécialistes, qui connaissent les théories du sous-domaine, les méthodes et le vocabulaire assorti. Pour publier dans ces revues, la précision du vocabulaire est primordiale et vous n’avez pas besoin de définir les termes techniques. Le jargon technique du domaine y est bienvenu, même requis. Des exemples de ce type de revues savantes traiteraient exclusivement d’archéologie australienne ou de la biologie des os.

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Un «blizzard de détails» dans la section résultats

p1030785_editedPendant que je soigne un gros rhume, je vous réfère à cet excellent billet du blogue de BMJ. Ça ne s’applique pas seulement aux résultats cliniques!

Faux ami: opportunité

En rédaction, un faux ami n’est pas quelqu’un qui vous pique vos idées mais un mot d’une autre langue qui ressemble beaucoup à un mot français, mais dont le sens est différent. Les faux amis peuvent être très amusants : une ancienne camarade à moi a appris à ses dépens qu’«embarazada» en espagnol ne veut pas dire être embarrassée ou gênée, mais être enceinte. Il y a toutefois un faux ami anglais que je ne peux plus voir en peinture, c’est «opportunité».

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