Méthode: la procédure

Cette semaine, je complétais la rédaction du cahier technique décrivant une tâche de codification de vidéos et je n’arrêtais pas de me demander si je comprendrais encore ma propre description de la procédure dans deux ans. C’est toute la difficulté avec la section procédure: au moment de l’écrire, quelques jours ou quelques semaines après l’avoir exécutée, elle nous semble totalement évidente. C’est difficile de se mettre dans la peau d’un lecteur pas du tout familier avec notre procédure. Dans un cahier technique, il faut vraiment inclure tous les détails pour que quelqu’un d’autre puisse répéter la procédure. Incluant la description du contexte et des accords interjuges, mon cahier de codification fait plus de 10 pages. Clairement, je ne le copierai pas tel quel dans la section Méthode des futurs articles portant sur la tâche codifiée.

Continuer la lecture de « Méthode: la procédure »

Advertisements

À méditer: la Méthode

We don’t want a merely descriptive Method section, one that spreads the bland facts on a blanket and hopes that passerby stop. We want a compelling Method, one that convinces the reader of something.

Paul Silvia, Write it up!

Autrement dit, la section Méthode n’est pas une excuse pour se vautrer dans les phrases passives et abuser des verbes faibles. Vous avez des actions à décrire après tout.

Méthode : les sujets non-humains

La semaine dernière, j’avais donné congé à ceux et celles d’entre vous qui ne travaillent pas avec des participants humains. Finalement, j’aurais peut-être dû suggérer aux lecteurs qui expérimentent avec des animaux de jeter un coup d’œil au billet.

Continuer la lecture de « Méthode : les sujets non-humains »

À méditer: se cacher derrière un mur de mots?

When you write in typical academic prose, it is nearly impossible to make a strong, clear statement. The benefit here is that no one can attack your position, say you are wrong, or even raise questions about the accuracy of what you said if they cannot tell what you have said.

Patricia Nelson Limerick, Something in the Soil

Hum, un peu dur tout de même. Mais interpréter les données demande de prendre position et de s’ouvrir à la critique. Un peu de courage ne fera pas de mal à votre écriture et, comme Limerick le mentionne plus loin dans son essai, les risques de se faire vraiment couper la tête sont tout de même faibles dans le monde universitaire…

Méthode: les participants

Si votre travail de recherche ne porte pas sur des participants humains, vous avez congé de blogue cette semaine. Pour les autres, décrire les participants n’est pas toujours aussi facile que vous pourriez le croire. Gardez en tête que ces gens qui ont gentiment contribué à votre étude ont été recrutés pour servir vos objectifs de recherche. Votre tâche, dans cette section de l’article, consiste à montrer si, et comment, cet échantillon vous permet d’atteindre vos objectifs.

La première information que vous devez donner à vos lecteurs est le N, le nombre de participants. Pourquoi le N? N’essayez pas de passer un modèle statistique complexe avec 19 sujets, voilà pourquoi. Si vous avez recruté vous-même un petit échantillon de convenance d’étudiants universitaires pour une seule expérience, la description va bien se passer; un seul N suffira. Autrement, surtout si vous travaillez avec les données d’un gros échantillon suivi depuis des années, vous avez plusieurs questions à vous poser. Continuer la lecture de « Méthode: les participants »

À méditer: de l’éducation et des phrases molles

Every word that serves no function, every long word that could be a short word, every adverb that carries the same meaning that’s already in the verb, every passive construction that leaves the reader unsure of who is doing what—these are the thousand and one adulterants that weaken the strength of a sentence. And they usually occur in proportion to education and rank.

William Zinsser, On Writing Well

Impossible de contredire Zinsser ici… les auteurs d’articles scientifiques, qui comptent parmi les gens les plus éduqués du monde, semblent trop souvent croire que rien ne vaut une phrase passive pour exprimer une recherche excitante.

Planifier la Méthode

Pour commencer l’année, j’attaque la section Méthode. Excusez le billet long, les prochains seront plus raisonnables. Promis.

On aura beau faire, la section Méthode d’un article scientifique ne sera jamais une lecture palpitante; nécessaire oui, mais pas une partie de plaisir. Pourquoi nécessaire? Selon la version puriste, la description de la méthode devrait permettre à tout lecteur de répéter l’expérience/observation/analyse. La version plus réaliste veut que la section Méthode permette de comprendre ce que vous avez fait, mais surtout d’en juger la pertinence : les évaluateurs scientifiques (et les éventuels autres lecteurs) doivent décider si les actions que vous avez posées supportent vos résultats, votre interprétation, et la possibilité de généraliser les résultats. Ayez une petite pensée pour les évaluateurs retenus par la revue à laquelle vous voudrez soumettre l’article en écrivant votre Méthode…

Continuer la lecture de « Planifier la Méthode »

À méditer: bonne résolution

Oubliez le gym et la diète, voici votre bonne résolution pour la nouvelle année:

It is the author’s job to make the reader’s job easy.

Joshua Schimel, Writing Science

Petit cadeau de début d’année

Bonne année, chers lecteurs et lectrices! J’ai un petit cadeau pour vous. J’ai rassemblé en un seul document facile à consulter les billets portant sur la planification de l’article scientifique et la rédaction de l’introduction que j’ai mis en ligne depuis l’automne dernier. Vous pouvez partager et reproduire ce document, les seules conditions sont de ne pas le vendre, ne pas le modifier sans permission et nommer l’auteure (moi).

J’apprécierais que vous vous abonniez au blogue par la page Facebook ou par WordPress si vous téléchargez le document, mais libre à vous.

Le voici:

Article scientifique 1