Planifier la discussion

Joshua Schimel, l’auteur de Writing Science, décrit la discussion comme la résolution de l’histoire que raconte l’article. Ou si vous préférez, la résolution du problème que pose l’article, que son auteur a traduit en questions de recherche. Pour clore l’article, toutefois, il ne suffit pas de répondre aux questions. L’introduction de votre article s’ouvrait sur le contexte théorique plus large du problème traité. Il vous faut maintenant boucler la boucle et retourner au contexte théorique. J’aimerais bien avoir un truc simple pour vous aider à planifier la section Discussion mais malheureusement je n’en ai pas… Votre travail, pour cette dernière section de texte, consiste à guider le lecteur de vos résultats jusqu’à leurs implications théoriques. Oui, oui, ils en ont. En gros, la discussion contient quatre étapes:

discussion

Bien sûr, les implications théoriques et méthodologiques de votre article ont toutes les chances d’être modestes. Pourtant, il peut être très difficile pour vous de les formuler parce que cette étape de la réflexion demande du recul par rapport aux résultats, et vous avez probablement le nez collé dessus, tout occupé que vous êtes à vérifier vos analyses et à angoisser en ruminant les faiblesses de votre projet. Vous arriverez à les comparer à la littérature sans trop de mal si vous avez fait une bonne synthèse suivant un fil narratif dans votre introduction: vous avez fait des groupements d’articles scientifiques selon leurs approches théoriques ou méthodologiques, maintenant vous devez juger auquel de ces groupes votre article appartient. C’est une étape cruciale de la discussion mais il faut aller plus loin encore, jusqu’au contexte que vous avez abordé dans les toutes premières lignes de l’article.

Ne vous étonnez pas si vous trouvez le saut de la littérature aux implications théoriques difficiles à faire. Une bonne discussion avec vos collègues et superviseurs pourra probablement vous aider à prendre le recul nécessaire. Voici aussi quelques questions à vous poser pour vous mettre sur la bonne voix:

  • Que savons-nous que nous ne savions pas avant votre étude? La réponse inclut les résultats négatifs.
  • Qu’y a-t-il de nouveau dans votre approche méthodologique?
  • Qu’y a-t-il de nouveau dans votre approche théorique? Avez-vous par exemple mis en lien des idées habituellement traitées séparément?

Source pour ce billet:

Schimel, J. (2012). Writing Science: How to Write Papers That Get Cited and Proposals That Get Funded. Oxford, UK: Oxford University Press.

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