Anglais scientifique: le present continuous et le present perfect continuous

Bon, fini les vacances! Mais question de ne pas trop les regretter, je recommence l’année tranquillement avec un petit billet sur deux temps présents qui sont assez rares dans les articles scientifiques. Mieux vaut les connaître tout de même, ne serait-ce que pour éviter de les employer de manière erronée.

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À quoi ressemble un contact avec un journal prédateur?

Je ne sais pas si cet exemple de sollicitation d’un article par un journal prédateur est représentatif… mais en dehors du vocabulaire dramatique, notez les signaux d’alerte: la promesse de publier n’importe quoi et surtout, en moins d’un mois. Aucun signe de révision par les pairs évidemment, parce que cette étape essentielle de la publication scientifique demande des semaines, voire des mois. Rappelez-vous, la publication scientifique n’est jamais rapide!

Choisir ses mots dans un écrit scientifique

Dans un écrit scientifique, nous visons la précision. Mais quel degré de précision? Même parmi les scientifiques de votre domaine d’étude, il y a plusieurs audiences représentées par différentes revues savantes. Il y a d’abord les revues pointues, dont les articles se restreignent à explorer un sous-domaine spécifique d’une discipline. Ces articles s’adressent aux spécialistes, qui connaissent les théories du sous-domaine, les méthodes et le vocabulaire assorti. Pour publier dans ces revues, la précision du vocabulaire est primordiale et vous n’avez pas besoin de définir les termes techniques. Le jargon technique du domaine y est bienvenu, même requis. Des exemples de ce type de revues savantes traiteraient exclusivement d’archéologie australienne ou de la biologie des os.

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À méditer: longueur des phrases

Brevity is a tool. It’s a very powerful tool. You don’t have to use it. But you have to know how. If you’re going to use long sentences, it should be by choice, not due to bumbling ineptitude. Every long sentence can be broken into shorter ones, and if you don’t know how—if you don’t see within your long sentences groupings of simple, clear ideas—it will show.

June Casagrande, It was the best of sentences, it was the worst of sentences: a writer’s guide to crafting killer sentences

En d’autres mots, il ne s’agit pas de préférer écrire des phrases longues ou des phrases courtes. Il s’agit de savoir quand s’arrêter.

Les articles scientifiques forts s’appuient sur des phrases fortes

On écrit deux types de phrase: des phrases qui décrivent des actions et des phrases qui décrivent des états. Les phrases d’action se reconnaissent à leurs verbes… d’action. Les phrases d’état contiennent des tonnes de verbes «être» ou équivalents, tous seuls ou sous forme de temps composé. Devinez lesquelles expriment le plus de force?

Il m’arrive de vous supplier d’oublier ce que vous avez appris en composition à l’école au moment d’écrire un article scientifique. Mais vous rappelez-vous du principe de limiter l’usage du verbe être? Celui-là, vous devriez vous en rappeler. Naturellement, c’est le plus oublié de tous. Il faut dire que trop d’auteurs d’articles scientifiques souffrent d’une phobie des affirmations sans détour.

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Conférence à l’UQAM

2016-11-23-14-38-06_editedMerci au Laboratoire de recherche comportementale appliquée pour l’invitation!

Appel à tous

Il y a bien des sujets dont j’aimerais discuter sur ce blogue pour lesquels je n’ai pas l’expertise nécessaire. J’ai trois thèmes en tête:

  1. Les particularités de l’écriture d’articles basés sur des méthodes qualitatives
  2. Les particularités de l’écriture d’articles basés sur des méthodes expérimentales
  3. La motivation à écrire

Si vous avez envie de partager votre expérience dans l’un ou l’autre de ces thèmes, ou si vous pensez à un autre thème qui devrait se retrouver sur La Plume scientifique, je serais heureuse d’offrir une tribune à des bloggueuses et bloggeurs invités. Passez le mot!

L’arc narratif de la méthode

Je ne suis pas du tout convaincue que commencer l’écriture d’un article par la section Méthode est une bonne idée, peu importe à quel point la pratique est répandue. Dans l’arc narratif global de l’article, la section méthode fait partie de l’action. Elle doit toutefois suivre son propre arc narratif imbriqué dans la structure de l’article, soit suivre une structure ouverture-action-résolution comme l’a décrit mon nouvel auteur fétiche, Joshua Schimel (2012).

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La révision d’article

Un jour, j’écrirai un billet sur la révision d’articles scientifiques mais en attendant, voici une lecture très pertinente.

Planifier la discussion

Joshua Schimel, l’auteur de Writing Science, décrit la discussion comme la résolution de l’histoire que raconte l’article. Ou si vous préférez, la résolution du problème que pose l’article, que son auteur a traduit en questions de recherche. Pour clore l’article, toutefois, il ne suffit pas de répondre aux questions. L’introduction de votre article s’ouvrait sur le contexte théorique plus large du problème traité. Il vous faut maintenant boucler la boucle et retourner au contexte théorique. J’aimerais bien avoir un truc simple pour vous aider à planifier la section Discussion mais malheureusement je n’en ai pas… Votre travail, pour cette dernière section de texte, consiste à guider le lecteur de vos résultats jusqu’à leurs implications théoriques. Oui, oui, ils en ont. En gros, la discussion contient quatre étapes:

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