À la une

La fin d’une aventure, la poursuite d’une autre

Vous aurez remarqué que je ne publie plus dans la Plume scientifique depuis quelques temps. Il y a environ deux ans et demi, j’ai fait un important changement de carrière. J’en suis très heureuse et j’y trouve de belles occasions d’évoluer et de relever des défis. Toutefois, je ne suis plus vraiment en contact avec des étudiantes et des étudiants aux études supérieures, donc je n’ai plus beaucoup de matériel pour alimenter ce blogue. Je n’ai plus beaucoup de temps à lui consacrer, à vrai dire.

Je vais donc laisser expirer le nom de domaine et fermer le site à la fin du mois d’octobre. Je vous invite à copier et télécharger ce qui vous intéresse. Utilisez et partagez comme bon vous semble, je demande seulement qu’on me nomme si on utilise mon matériel et qu’on ne le vende pas.

Comme la plupart de mes lectrices et de mes lecteurs sont à la maîtrise et au doctorat, j’aimerais terminer sur des mots d’encouragement et d’espoir. Plusieurs d’entre vous rêvent d’une carrière universitaire, en sachant qu’il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus. C’était mon cas. Je constate aujourd’hui que toutes les compétences que j’ai développées au cours de ma carrière universitaire, incluant la rédaction scientifique et les activités d’éducation à la rédaction, m’ont menée à travers toutes sortes de détours à un poste de service public qui me comble. Je vous souhaite le meilleur succès professionnel, dans le milieu universitaire ou ailleurs!

Nadine Forget-Dubois, Ph. D.

Revues prédatrices: un courriel décortiqué

J’ai décidé de mettre à profit une énième proposition de publication dans une revue prédatrice reçue ce matin pour faire de la sensibilisation. Voici le courriel (caviardé parce que je ne veux pas d’ennuis judiciaires). J’attire votre attention sur les signes montrant qu’il s’agit d’une revue prédatrice. Attention, ils sont parfois plus subtils… mais pas tant que ça. Et si vous ne connaissez pas OMICS, c’est une compagnie de publication dont le nom revient sans cesse dans les discussions sur les revues prédatrices.

courriel frauduleux

Notez qu’il y a des fautes de ponctuation (il manque plein de points) et des majuscules mal placées. Alors ouvrez l’œil et ne vous laissez pas tenter! Votre travail mérite mieux.

Anglais scientifique: le present continuous et le present perfect continuous

Bon, fini les vacances! Mais question de ne pas trop les regretter, je recommence l’année tranquillement avec un petit billet sur deux temps présents qui sont assez rares dans les articles scientifiques. Mieux vaut les connaître tout de même, ne serait-ce que pour éviter de les employer de manière erronée.

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À quoi ressemble un contact avec un journal prédateur?

Je ne sais pas si cet exemple de sollicitation d’un article par un journal prédateur est représentatif… mais en dehors du vocabulaire dramatique, notez les signaux d’alerte: la promesse de publier n’importe quoi et surtout, en moins d’un mois. Aucun signe de révision par les pairs évidemment, parce que cette étape essentielle de la publication scientifique demande des semaines, voire des mois. Rappelez-vous, la publication scientifique n’est jamais rapide!

Choisir ses mots dans un écrit scientifique

Dans un écrit scientifique, nous visons la précision. Mais quel degré de précision? Même parmi les scientifiques de votre domaine d’étude, il y a plusieurs audiences représentées par différentes revues savantes. Il y a d’abord les revues pointues, dont les articles se restreignent à explorer un sous-domaine spécifique d’une discipline. Ces articles s’adressent aux spécialistes, qui connaissent les théories du sous-domaine, les méthodes et le vocabulaire assorti. Pour publier dans ces revues, la précision du vocabulaire est primordiale et vous n’avez pas besoin de définir les termes techniques. Le jargon technique du domaine y est bienvenu, même requis. Des exemples de ce type de revues savantes traiteraient exclusivement d’archéologie australienne ou de la biologie des os.

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À méditer: longueur des phrases

Brevity is a tool. It’s a very powerful tool. You don’t have to use it. But you have to know how. If you’re going to use long sentences, it should be by choice, not due to bumbling ineptitude. Every long sentence can be broken into shorter ones, and if you don’t know how—if you don’t see within your long sentences groupings of simple, clear ideas—it will show.

June Casagrande, It was the best of sentences, it was the worst of sentences: a writer’s guide to crafting killer sentences

En d’autres mots, il ne s’agit pas de préférer écrire des phrases longues ou des phrases courtes. Il s’agit de savoir quand s’arrêter.

Les articles scientifiques forts s’appuient sur des phrases fortes

On écrit deux types de phrase: des phrases qui décrivent des actions et des phrases qui décrivent des états. Les phrases d’action se reconnaissent à leurs verbes… d’action. Les phrases d’état contiennent des tonnes de verbes «être» ou équivalents, tous seuls ou sous forme de temps composé. Devinez lesquelles expriment le plus de force?

Il m’arrive de vous supplier d’oublier ce que vous avez appris en composition à l’école au moment d’écrire un article scientifique. Mais vous rappelez-vous du principe de limiter l’usage du verbe être? Celui-là, vous devriez vous en rappeler. Naturellement, c’est le plus oublié de tous. Il faut dire que trop d’auteurs d’articles scientifiques souffrent d’une phobie des affirmations sans détour.

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Conférence à l’UQAM

2016-11-23-14-38-06_editedMerci au Laboratoire de recherche comportementale appliquée pour l’invitation!

Appel à tous

Il y a bien des sujets dont j’aimerais discuter sur ce blogue pour lesquels je n’ai pas l’expertise nécessaire. J’ai trois thèmes en tête:

  1. Les particularités de l’écriture d’articles basés sur des méthodes qualitatives
  2. Les particularités de l’écriture d’articles basés sur des méthodes expérimentales
  3. La motivation à écrire

Si vous avez envie de partager votre expérience dans l’un ou l’autre de ces thèmes, ou si vous pensez à un autre thème qui devrait se retrouver sur La Plume scientifique, je serais heureuse d’offrir une tribune à des bloggueuses et bloggeurs invités. Passez le mot!