Anglais scientifique: Les règles, le style et l’apostrophe

En principe, c’est simple. L’apostrophe anglaise a deux usages, indiquer la possession et marquer la contraction. Réglons tout de suite le cas de la contraction: en langage familier, it is devient it’s, I would devient I’d, I cannot devient I can’t, etc. Les écrits scientifiques s’écrivent habituellement dans une langue trop formelle pour les contractions alors à moins d’avoir une rare maîtrise du style, mieux vaut les éviter. Continuer la lecture de « Anglais scientifique: Les règles, le style et l’apostrophe »

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Du bon usage des images dans les écrits scientifiques

Nous utilisons plus d’image que nous ne le croyons dans nos écrits scientifiques. Bien sûr, certaines catégories d’images, comme les métaphores, sont avec raison presqu’entièrement bannies. Si je réfère à la tempête de neige/vent/pluie/grésil qui afflige le Québec tandis que j’écris ce billet comme à «la colère du ciel», j’utilise une métaphore (et un cliché, mais c’est une autre histoire). Une bonne métaphore enrichit un texte littéraire mais n’apporte ni rigueur ni précision à un article scientifique. Toutefois, vous utilisez sûrement sans y penser une autre catégorie d’image, la métonymie. Ce serait une bonne idée de commencer à y prêter attention.

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Les articles scientifiques forts s’appuient sur des phrases fortes

On écrit deux types de phrase: des phrases qui décrivent des actions et des phrases qui décrivent des états. Les phrases d’action se reconnaissent à leurs verbes… d’action. Les phrases d’état contiennent des tonnes de verbes «être» ou équivalents, tous seuls ou sous forme de temps composé. Devinez lesquelles expriment le plus de force?

Il m’arrive de vous supplier d’oublier ce que vous avez appris en composition à l’école au moment d’écrire un article scientifique. Mais vous rappelez-vous du principe de limiter l’usage du verbe être? Celui-là, vous devriez vous en rappeler. Naturellement, c’est le plus oublié de tous. Il faut dire que trop d’auteurs d’articles scientifiques souffrent d’une phobie des affirmations sans détour.

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La bonne longueur de phrase

Je me pose plein de questions existentielles ces jours-ci, comme pourquoi écrire nos articles scientifiques à la voix passive sans y réfléchir? Pourquoi, en rédigeant en anglais, nous obstiner à choisir «perform» ou «conduct» quand «do» ferait l’affaire? Pourquoi décrire les analyses comme si elles s’étaient faites toutes seules? Pourquoi tant de haine? Mais je digresse. Bref, j’ai l’impression que nous écrivons nos articles scientifiques sur le pilote automatique et je me demande par quel moyen nous pourrions devenir plus attentifs à nos choix d’écriture.

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Écrivez-vous en «plain English»?

Si un anglophone a déjà qualifié votre apparence physique de plain, c’est une insulte. Si toutefois ce même anglophone qualifie votre anglais écrit de plain, c’est peut-être un compliment. Le principe du «plain English» est d’écrire avec des mots simples des phrases à la structure claire dont le propos va droit au but. Ce style semble avoir été développé pour rendre les publications gouvernementales lisibles, mais ses principes s’appliquent à l’écriture scientifique.

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