Anglais scientifique: Les règles, le style et l’apostrophe

En principe, c’est simple. L’apostrophe anglaise a deux usages, indiquer la possession et marquer la contraction. Réglons tout de suite le cas de la contraction: en langage familier, it is devient it’s, I would devient I’d, I cannot devient I can’t, etc. Les écrits scientifiques s’écrivent habituellement dans une langue trop formelle pour les contractions alors à moins d’avoir une rare maîtrise du style, mieux vaut les éviter. Continuer la lecture de « Anglais scientifique: Les règles, le style et l’apostrophe »

Advertisements

Le Québec, l’Algérie et l’anglais scientifique

Mille mercis à l’Université Saad Dahlab de Blida qui m’a donné l’occasion de participer à son atelier sur la lecture et l’écriture d’articles scientifiques en anglais! Ce fut très éclairant de constater que des étudiants d’horizons différents, les Québécois que je côtoie tous les jours et les Algériens que je rencontrais pour la première fois, rencontrent les mêmes difficultés lorsqu’il s’agit d’écrire un article scientifique dans une langue qui n’est pas la leur. Les Québécois sont sans doute plus exposés à la culture américaine, mais cet anglais prépare bien mal à la tâche d’écrire un texte technique à un niveau professionnel. Au fond, tout le problème est là; la formation universitaire habituelle néglige un aspect crucial du développement des connaissances scientifiques, la communication des résultats de recherche.

Continuer la lecture de « Le Québec, l’Algérie et l’anglais scientifique »

À quoi ressemble un contact avec un journal prédateur?

Je ne sais pas si cet exemple de sollicitation d’un article par un journal prédateur est représentatif… mais en dehors du vocabulaire dramatique, notez les signaux d’alerte: la promesse de publier n’importe quoi et surtout, en moins d’un mois. Aucun signe de révision par les pairs évidemment, parce que cette étape essentielle de la publication scientifique demande des semaines, voire des mois. Rappelez-vous, la publication scientifique n’est jamais rapide!

Avez-vous déjà entendu parler des journaux prédateurs?

Les scientifiques, on le sait, ont créé leur propre version de la loi de la jungle: publish or perish. Cette pression à publier peut causer une grande détresse chez les aspirants-chercheurs qui éprouvent des difficultés à publier leur travail et quand il y a de la détresse, il se trouve quelqu’un pour exploiter les personnes rendues vulnérables. C’est ici que les journaux prédateurs apparaissent. Il s’agit de faux journaux scientifiques qui se font passer pour des journaux «open access» légitimes et qui publieront n’importe quoi pour quelques centaines de dollars. Publier dans un de ces journaux peut être un désastre pour votre carrière.

Continuer la lecture de « Avez-vous déjà entendu parler des journaux prédateurs? »

Ajout à la section Téléchargement

Je suis désolée de ne pas écrire davantage de billets depuis quelques semaines, je travaille sur un gros projet dont je vous reparlerai. En attendant, voici une nouvelle compilation de billets portant sur la rédaction de la section Discussion.

Visitez la section Téléchargement pour des compilations de billets portant sur toutes les sections de l’article scientifique.

Choisir ses mots dans un écrit scientifique

Dans un écrit scientifique, nous visons la précision. Mais quel degré de précision? Même parmi les scientifiques de votre domaine d’étude, il y a plusieurs audiences représentées par différentes revues savantes. Il y a d’abord les revues pointues, dont les articles se restreignent à explorer un sous-domaine spécifique d’une discipline. Ces articles s’adressent aux spécialistes, qui connaissent les théories du sous-domaine, les méthodes et le vocabulaire assorti. Pour publier dans ces revues, la précision du vocabulaire est primordiale et vous n’avez pas besoin de définir les termes techniques. Le jargon technique du domaine y est bienvenu, même requis. Des exemples de ce type de revues savantes traiteraient exclusivement d’archéologie australienne ou de la biologie des os.

Continuer la lecture de « Choisir ses mots dans un écrit scientifique »

Un «blizzard de détails» dans la section résultats

p1030785_editedPendant que je soigne un gros rhume, je vous réfère à cet excellent billet du blogue de BMJ. Ça ne s’applique pas seulement aux résultats cliniques!

Faux ami: opportunité

En rédaction, un faux ami n’est pas quelqu’un qui vous pique vos idées mais un mot d’une autre langue qui ressemble beaucoup à un mot français, mais dont le sens est différent. Les faux amis peuvent être très amusants : une ancienne camarade à moi a appris à ses dépens qu’«embarazada» en espagnol ne veut pas dire être embarrassée ou gênée, mais être enceinte. Il y a toutefois un faux ami anglais que je ne peux plus voir en peinture, c’est «opportunité».

Continuer la lecture de « Faux ami: opportunité »

Du bon usage des images dans les écrits scientifiques

Nous utilisons plus d’image que nous ne le croyons dans nos écrits scientifiques. Bien sûr, certaines catégories d’images, comme les métaphores, sont avec raison presqu’entièrement bannies. Si je réfère à la tempête de neige/vent/pluie/grésil qui afflige le Québec tandis que j’écris ce billet comme à «la colère du ciel», j’utilise une métaphore (et un cliché, mais c’est une autre histoire). Une bonne métaphore enrichit un texte littéraire mais n’apporte ni rigueur ni précision à un article scientifique. Toutefois, vous utilisez sûrement sans y penser une autre catégorie d’image, la métonymie. Ce serait une bonne idée de commencer à y prêter attention.

Continuer la lecture de « Du bon usage des images dans les écrits scientifiques »

À méditer: longueur des phrases

Brevity is a tool. It’s a very powerful tool. You don’t have to use it. But you have to know how. If you’re going to use long sentences, it should be by choice, not due to bumbling ineptitude. Every long sentence can be broken into shorter ones, and if you don’t know how—if you don’t see within your long sentences groupings of simple, clear ideas—it will show.

June Casagrande, It was the best of sentences, it was the worst of sentences: a writer’s guide to crafting killer sentences

En d’autres mots, il ne s’agit pas de préférer écrire des phrases longues ou des phrases courtes. Il s’agit de savoir quand s’arrêter.