Anglais scientifique: la différence entre «phrase» et «sentence»

Savez-vous que le mot «phrase» existe en anglais, mais qu’il n’a pas du tout le même sens qu’en français? Récemment, comprendre ce qui clochait dans une phrase m’a amenée dans une zone exotique de la syntaxe anglaise, jamais visitée dans mes lointains cours de langue anglaise. Commençons donc l’année avec un peu d’anglais scientifique pour vos futures publications. Ne vous sauvez pas, c’est plus amusant qu’il n’y paraît!

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Que la Force soit avec vos écrits scientifiques!

Si je comprends bien «la Guerre des étoiles», la Force est partout. Ça ne veut pas dire qu’elle est également répartie. À l’écrit, les fins sont des moments forts où vous avez la chance de marquer votre lecteur. C’est vrai pour la fin de l’article, la fin d’une section ou la fin d’une phrase. Donc, en composant une phrase, pensez à placer stratégiquement l’élément principal à la fin.

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La bonne longueur de phrase

Je me pose plein de questions existentielles ces jours-ci, comme pourquoi écrire nos articles scientifiques à la voix passive sans y réfléchir? Pourquoi, en rédigeant en anglais, nous obstiner à choisir «perform» ou «conduct» quand «do» ferait l’affaire? Pourquoi décrire les analyses comme si elles s’étaient faites toutes seules? Pourquoi tant de haine? Mais je digresse. Bref, j’ai l’impression que nous écrivons nos articles scientifiques sur le pilote automatique et je me demande par quel moyen nous pourrions devenir plus attentifs à nos choix d’écriture.

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Écrivez-vous en «plain English»?

Si un anglophone a déjà qualifié votre apparence physique de plain, c’est une insulte. Si toutefois ce même anglophone qualifie votre anglais écrit de plain, c’est peut-être un compliment. Le principe du «plain English» est d’écrire avec des mots simples des phrases à la structure claire dont le propos va droit au but. Ce style semble avoir été développé pour rendre les publications gouvernementales lisibles, mais ses principes s’appliquent à l’écriture scientifique.

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Nuancer une affirmation sans l’affaiblir

Quelle que soit votre discipline, sa littérature est pleine de contradictions et de questions sans réponses. Par la force des choses, votre revue de littérature devra nuancer quelques affirmations. Il y a toutefois une nuance entre nuancer et affaiblir.

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Harmoniser les paragraphes: une histoire de Frankenstein

La plupart des étudiants dont je lis les brouillons d’article scientifique ou de thèse apprennent vite qu’il faut lier les paragraphes les uns aux autres pour créer une histoire cohérente plutôt qu’énoncer une liste d’idées. Seulement, il ne suffit pas de terminer un paragraphe sur une phrase qui annonce l’idée développée dans le paragraphe suivant pour créer une transition harmonieuse. Comme c’est la semaine d’Halloween, je vais vous l’illustrer avec la classique histoire du monstre et du savant fou.

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Composer les paragraphes de l’article scientifique

Selon le classique The Elements of Style, le deuxième principe de style est de faire du paragraphe l’unité de base de la composition (le premier ? Faire un plan!). Ce principe rejoint celui qu’on vous a sûrement enseigné—se limiter à une idée par paragraphe—mais en poussant plus loin: chaque paragraphe doit contenir une histoire cohérente.

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L’arc narratif de la discussion

D’après mon expérience, il n’y a qu’une seule manière de réussir la section Discussion d’un article scientifique: travailler comme un défoncé sur l’introduction de l’article. Il y a au moins trois raisons à cela:

1) L’introduction place le problème spécifique dont traite l’article dans le contexte global du domaine de recherche. Si vous n’avez pas mijoté une belle synthèse de la littérature qui apporte un éclairage original sur le contexte théorique en plus de justifier vos questions de recherche, vous n’aurez rien à dire dans la Discussion. Vous allez juste répéter vos résultats avec moins de chiffres et plus de mots.

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L’arc narratif de la méthode

Je ne suis pas du tout convaincue que commencer l’écriture d’un article par la section Méthode est une bonne idée, peu importe à quel point la pratique est répandue. Dans l’arc narratif global de l’article, la section méthode fait partie de l’action. Elle doit toutefois suivre son propre arc narratif imbriqué dans la structure de l’article, soit suivre une structure ouverture-action-résolution comme l’a décrit mon nouvel auteur fétiche, Joshua Schimel (2012).

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Structurer les sections de l’introduction

Selon les revues et les disciplines, la longueur de l’introduction d’un article scientifique peut varier entre une et vingt pages, plus encore pour l’intro d’une thèse. Elle n’en sera pas moins toujours découpée en sous-sections, que celles-ci soient simplement séparées par des alinéas ou qu’elles soient longues de plusieurs paragraphes et précédées de sous-titres. L’important, c’est que chaque sous-section contribue un argument au raisonnement que vous présentez, ou si vous préférez un épisode à l’histoire que l’article raconte. Il ne suffit donc pas d’énumérer ce que vous savez sur un sujet, il faut l’encadrer dans un arc narratif.

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